Olivier Ricard,
Président Directeur Général de PERFERENCEMENT
100%Média : Suite à la décision de Google, en septembre dernier, d’autoriser les enchères sur les marques, celles-ci se posent de plus en plus en cette question : «Doit-on acheter sa marque comme mot clé en lien sponsorisé ?»
Olivier Ricard : Je ne vais pas entrer dans la controverse juridique générée par cette décision, mais effectivement le premier argument qui milite en faveur de la présence d’un lien commercial sur la requête marque, c’est de ne pas laisser la place à un parasitage de celle-ci par ses concurrents … ou tout au moins en diminuer l’impact. L’avantage principal de l’achat de la requête marque est «l’occupation de l’espace», une présence résolument plus visuelle … et donc plus efficace.
En résultante d’une requête «marque» classique, un moteur de recherche propose à l’internaute une très large variété de liens de sortie autres que celui de la marque, vers des partenaires, d’autres fonctionnalités du moteur … voire (et c’est toujours le cas) vers des concurrents de la marque ! Autant de possibilité de déperdition.
100%Média : Pour les marques, la bataille pour optimiser et rentabiliser va s’intensifier. Quels sont vos axes de recherches sur les évolutions du search marketing ?
OR : Notre société travaille depuis des années sur la notion de séquence de requêtes en search. Avec notre outil UCQUence nous avons constaté que les conversions se construisent dans le temps par la multiplication des occurrences de visualisation sur un parcours de requêtes. Cet itinéraire de l’internaute peut parfois comporter plusieurs dizaines voire centaines de recherches. Il est bien loin le temps où l’on croyait que la conversion se faisait sur le dernier clic !!
100%Média : Vous êtes l’opérateur du search pour le portail Orange. Reste- t-il une nouvelle place pour un acteur dans le Search ?
OR : Nous pensons que le moteur de recherche intelligent de demain est celui qui saura anticiper la requête suivante de l’internaute, qui saura fournir la réponse exacte à la question posée. Cette anticipation ne pourra se faire sans une étude comportementale de l’internaute au fil de ses requêtes menant à la conversion, 1er frein technologique à l’arrivée d’un nouvel acteur.
Nos solutions permettent, entre autres, le diagnostic comportemental des internautes.
Cependant, quelle que soit «l’intelligence» de l’algorithme utilisé, un acteur qui voudra se positionner sur ce marché devra impérativement rechercher des réponses pertinentes dans l’index le plus grand possible. La constitution et l’actualisation de cet index de plusieurs milliers de milliards de pages constitue le 2ème frein à l’arrivée de nouveaux entrants sur ce secteur.
Il existe donc une place puisque l’offre actuelle est incomplète, mais est ce que ce sera un acteur actuel qui fera fortement évoluer son offre et se repositionnera ou un nouvel entrant ? La question reste ouverte !
Olivier Ricard, Président Directeur Général de PERFERENCEMENT/QUAMEDIA/FULL PERFORMANCE
Full Performance commercialise depuis avril 2010 l’offre exclusive «Orange Accès Direct ++» sur le moteur Orange.
La solution d’optimisation de visibilité pour sites e-marchands «Orange Accès Direct» permet, en réponse à une requête internaute portant sur une marque, d’afficher en première position de résultats une cartouche d’identité visuelle (logo) ainsi que 11 liens internes associés à la marque.
Déposé le 17 avril 2011 par Offremedia
Catégorie(s): Invités de la semaine | Tags: FULL PERFORMANCE, internaute, lien sponsorisé, moteur de recherche, Olivier Ricard, Perferencement, QUAMEDIA, requête, search marketing
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Olivier Ricard,
PDG de Perferencement
100%média : Vous étudiez quotidiennement les structures de sites Internet et les mécanismes de construction de l’audience. Quelles sont les principales « recettes » pour créer du trafic ?
Olivier Ricard : Une bonne recette se construit toujours à partir d’excellents ingrédients, je vous donne les miens : du contenu, du contenu, du contenu.
1- Du contenu exhaustif : avoir quelque chose à dire ou à montrer et, plus on en a, mieux c’est.
2- Du contenu pertinent et différenciant : proposer une réelle valeur ajoutée.
3- Du contenu mis à jour : mettre en place un process d’enrichissement régulier.
Une fois que cette base est présente, on applique les techniques de webmarketing classiques : on met en place une architecture et une ergonomie sobre, on évite le « full-flash » difficilement référençable, on rend explicite les images et les liens, on se sert des techniques de publications de mises à jour des contenus (flux RSS, réseaux sociaux…). En dernier lieu, on achète du trafic commercial en search marketing pour lancer le site, identifier les champs sémantiques générant des comportements pertinents pour se constituer une base d’adhérents que l’on pourra informer régulièrement. Notre contenu étant devenu une référence, les internautes, les bloggeurs, d’autres sites vont créer des liens vers lui … et à partir de là le trafic croît … naturellement !
Que pensez-vous du critère de la V.U. comme « mètre étalon » de la communication de la mesure d’audience ? Quels seraient les critères à mettre en avant ?
Le concept de Visite Unique (V.U.) a été créé sur l’idée qu’un même internaute se reconnectant plusieurs fois sur une période donnée ne doit être compté qu’une fois et que la bonne pertinence de la récurrence de reconnexion est 24h, 1 semaine ou 1 mois. Beaucoup de sites de contenus communiquent sur des quantités de V.U. astronomiques. Ils acquièrent de l’audience grâce à des sites d’affiliations, des jeux concours où la gratuité attire de grands nombres de visiteurs. Certains petits malins vont jusqu’à se servir de robots qui génèrent des visites simulées se masquant derrière de « vraies – fausses » adresses IP, pour gonfler leurs statistiques.
Si l’on doit se servir de la V.U. comme mêtre-étalon il faut OBLIGATOIREMENT la pondérer par des indicateurs qualitatifs. Le premier marqueur évident est le TAUX DE REBOND : si 97% de vos visiteurs ressortent sans aller plus loin que sur la page sur laquelle ils sont arrivés, ils n’ont pas grand intérêt pour vous et vos annonceurs. Un autre marqueur est le NOMBRE DE PAGES VUES par les visiteurs qui sont effectivement restés. Un troisième marqueur d’intérêt est la REVISITE : Si l’on revient c’est que l’on apprécie le site.
On le voit, le concept de V.U. peut être obsolète s’il n’est pas enrichi. Pour caricaturer, on peut dire que la V.U. est à la mesure d’audience ce que le sablier est à la mesure du temps. A l’heure des horloges atomiques, il ne viendrait pas à l’idée d’un physicien professionnel sérieux de ne se servir uniquement que d’un sablier pour ses mesures.
Pourquoi 2 visites du même internaute à 24h d’intervalles seraient-elles plus pertinentes que 2 visites en 12h ? En presse on parlerait de « reprise en main ». Le concept de V.U. peut être pertinent s’il est ABSOLU, c’est-à-dire s’il comptabilise le nombre de NOUVEAUX VISITEURS depuis la mise en place de l’outil de mesure d’audience en agrégeant une autre donnée qui serait LE NOMBRE DE RECONNEXIONS de chaque visiteur depuis la première visite. Pour cela, il faut travailler sur d’autres données d’identification que l’IP seule. C’est le sens de l’algorithme que nous avons développé en partenariat avec l’INRIA, que nous avons breveté et que nous allons proposer à la certification de l’OJD dans les jours qui viennent.
Olivier Ricard, PDG de Perferencement
Déposé le 29 mars 2010 par Offremedia
Catégorie(s): Invités de la semaine | Tags: audience, Olivier Ricard, Perferencement, qualitatif, quantitatif, Rebond, VU
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