Nous considérons être encore en phase de lancement de Be

Nous considérons être encore en phase de lancement de Be

Bruno Lesouëf,
DG de la presse magazine France de Lagardère Active

100%média : Be célèbrera son premier anniversaire le 17 mars avec une diffusion DSH payée France 2010 de 170 282 ex et une augmentation croissante de la diffusion par tiers en nombre (59513 ex. en décembre). Comment se résume la stratégie sur la diffusion de Be ?

Bruno Lesouëf : Be a été lancé il y a moins d’un an, aujourd’hui nous sommes ravis des résultats qui dépassent notre objectif annoncé.
Nous considérons être encore en phase de lancement, il est donc très important de capter de nouveaux lecteurs. Pour cela, nous activons tous les leviers marketing dont nous disposons, afin de provoquer la mise en main du magazine : campagne de publicité puissante, développement de notre portefeuille d’abonnés, partenariats avec des marques, prix, couverture…
Aujourd’hui l’aboutissement de cette stratégie est la création du format pocket, véritable relais de croissance de diffusion, et particulièrement adapté à notre cible.

100%média : Au moment de l’arrêt d’Envy, on a parlé de fusion avec Be. Comment s’illustre cette fusion?

BL : Lagardère Active et le groupe Marie Claire ont uni leurs forces sur le marché des nouveaux féminins générationnels pour mieux réussir Be, le projet qui avait le plus fort potentiel.
Nous avons accueilli 5 personnes de qualité, issues de la rédaction d’Envy, qui se sont très bien intégrées. Il s’agit d’un projet très enthousiasmant pour tous.

100%média : Estimez-vous que le paysage des féminins en France est arrivé à maturité ?

BL : On ne peut pas dire qu’un marché qui a progressé de plus de 50% en 2010, soit un marché arrivé à maturité.
Le constat aujourd’hui : 2 hebdomadaires se sont installés sur le marché des féminins haut de gamme sans avoir causé de dommages aux titres existants, en particulier ELLE, qui aligne sa 5ème année de progression consécutive, il s’agit d’un vrai secteur de croissance.
Par ailleurs Be est plus qu’un magazine, c’est un média féminin global, qui est également un véritable succès communautaire sur le Web puisqu’il fédère près de 110000 inscrits actifs sur le site.

Bruno Lesouëf, Directeur Général de la Presse Magazine France de Lagardère Active

Déposé le 9 février 2011 par
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Quelle crédibilité diffuseurs et annonceurs peuvent-ils accorder à un certain nombre d’abonnements et de ventes groupées ?

Quelle crédibilité diffuseurs et annonceurs peuvent-ils accorder à un certain nombre d’abonnements et de ventes groupées ?

Maurice Szafran
Marianne

100%média : Marianne a rejoint l’OJD relativement récemment. Êtes-vous converti à ces chiffres ou peut-on leur faire dire ce qu’on veut ?

Maurice Szafran : Marianne est satisfait de son retour à l’OJD. Les chiffres que fournissent cet organisme sont évidemment crédibles et, surtout, l’OJD a fait des efforts conséquents de transparence. Le problème est ailleurs : quelle crédibilité diffuseurs et annonceurs peuvent-ils accorder à un certain nombre d’abonnements et de ventes groupées ? Pour l’instant, Marianne se contente de poser la question.

La perception de Marianne par les annonceurs et agences médias a-t-elle d’après-vous évolué ? comment les percevez-vous ?

MS : La perception de Marianne a en effet considérablement évolué, et en bien. C’est le fruit d’un important travail à la fois rédactionnel et publicitaire qui vise à tordre le cou aux clichés nous concernant. Marianne est un news magazine à part entière ; les lecteurs de Marianne peuvent se confondre en tout point avec les lecteurs des autres news magazine.

Comment voyez-vous évoluer le marché des news ? Quelles sont les clés futures du succès ?
MS : Depuis près de deux ans maintenant, le marché des news est gravement en crise. Est-ce une crise de l’offre ? Est-ce une crise de la demande ? Sans doute les deux. Les news vont devoir en passer par toute une série d’évolutions, sinon de révolutions. Quid de notre économie générale ? Quid de notre diffusion, kiosque + abonnements ? Quid de nos contenus, et c’est évidemment cela – les contenus – la question essentielle ? C’est au prix de cette triple remise en cause que les news seront en mesure de relever les défis que leur pose cette crise.

Maurice Szafran, President Directeur Général, Directeur de la publication de Marianne

Crédit Photo : Hannah

Déposé le 31 mai 2010 par
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