Le 4×3 représente moins de 5% du patrimoine parisien

Le 4x3 représente moins de 5% du patrimoine parisien

Benoit Régent,
Directeur Général, Posterscope France

Une fois encore la France se distingue en édictant des lois visant à contraindre et réguler la communication extérieure. Ce n’est en effet pas nouveau : en 1818 l’état parlait déjà pour la capitale «d’affichomanie» et mettait en place des droits de timbre encore en vigueur de nos jours. Qui n’a pas côtoyé sur un mur l’inscription «interdit d’afficher – loi du 29 juillet 1881»… sans parler des lois publiées pendant la seconde guerre qui, en limitant à 16m² la surface de communication extérieure, ont mis fin au marché florissant du mur peint publicitaire et ont fait de la France une exception culturelle mondiale.

D’ailleurs, beaucoup de nos clients internationaux se demandent si ce protectionnisme ne nuirait pas à l’image de modernité de notre capitale. Il est certain que nous n’aurons jamais notre Picadilly Circus ou notre Time Square à Paris ! On ne peut pas nier que le commerce et la présence des marques, notamment à travers ces communications numériques, participent à la vie et l’animation de certains quartiers de ces mégalopoles.

Il est très légitime de vouloir protéger le cadre de vie. Mais les Parisiens sont-ils réellement opposés à toute exposition aux marques dans leur vie quotidienne ? Notre étude OCS nous apprend par exemple que les Parisiens préfèrent la publicité en affichage à la publicité radio, dans les boîte aux lettres, sur internet ou dans les quotidiens. 54% d’entre eux nous disent qu’ils aiment découvrir des nouveaux produits sur les affiches. 59% des Parisiens nous disent que l’affichage est une distraction bienvenue quand ils attendent les transports en commun. Près de 35% pensent déjà que le digital rendrait l’affichage plus attractif.

Cette intégration des marques dans la ville est travaillée par les afficheurs depuis longtemps déjà. Le matériel utilisé a complètement changé en dix ans, redessiné par des designers de renom. La réduction du format d’affichage est déjà une réalité car le 4×3 représente moins de 5% du patrimoine parisien. Le nombre d’emplacements publicitaires a déjà été fortement réduit. La relative absence de toiles événementielles au coeur de la capitale est déjà une réalité. Ce nouveau RLP présente donc surtout l’intérêt de rendre public le travail engagé par les afficheurs en collaboration avec les villes pour proposer davantage de service au citoyen. Les jeunes générations intègrent d’ailleurs parfaitement cette dimension qui lie aujourd’hui la publicité et le service. En inventant l’abribus, JCDecaux a été un réel visionnaire ; aujourd’hui la publicité permet aux parisiens de rouler en vélib, mais aussi de consulter des journaux gratuits d’information.

Les marques ont ainsi beaucoup à apporter aux villes et aux citoyens. L’enjeu, selon moi, porte plus sur une réelle réflexion et intégration réussie dans la vie des français plutôt que de légiférer à l’excès. Les formes de communication en publicité extérieure ont ceci de spécifique qu’elles sont concrètes, tangibles, les seules à pouvoir jouer la proximité avec le moment de consommation, à proposer l’essai du produit, à jouer sur nos cinq sens, pour que le consommateur puisse se faire sa propre opinion. Peut être finalement que ces lois successives nous auront obligés à plus de créativité que nos voisins, et que «par défaut», elles nous ont amenés à devenir l’un des premiers pays au niveau mondial en terme de part de marché en publicité extérieure.

Benoit Régent, Directeur Général, Posterscope Media

NDLR  : Le nouveau Règlement Local de Publicité (RLP) pour Paris va limiter la surface de la publcité extérieure dans la capitale avec plusieurs mesures applicables dès le mois de juillet à compter de l’arrêté du Maire : fin du 12m², limitation des formats événementiels, zones restreintes.  La loi donne deux ans aux afficheurs pour la mise en conformité du parc actuel. L’objectif annoncé par la Mairie de Paris est de réduire de 30% le volume de publicité extérieure. Voir intégralité des mesures

Déposé le 23 juin 2011 par
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Florence Trouche en vidéo à propos du Brand Content

En quoi le Brand Content est-il différent chez Aegis ? Où place-t-on les opérations spéciales ? Quelle part de revenu

chez Aegis et que devient le métier traditionnel des agences média ?

Réponses de Florence Trouche, Directrice Générale déléguée de Aegis Media France en vidéo.

Déposé le 16 mai 2011 par
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Nous souhaitons proposer à nos annonceurs des dispositifs performants dans un cadre de productivité serré

La combinaison print/Web est surtout utilisée dans le cadre d'opérations spéciales

Pascale Perez, Directrice Département Presse Carat France

100%média : L’actualité de la presse est chargée en ce moment avec de nombreuses nouvelles formules et les résultats d’audience publiés hier. Comment percevez-vous le média depuis le début de l’année 2010 ?

Pascale Perez : On perçoit un retour à la croissance, mais il est inégal selon les familles. La presse féminine haut de gamme est une des principales contributrices de la croissance tant en revenus publicitaires qu’en diffusion, grâce au retour de la Mode et de la Beauté.
Le media fait montre d’une réelle capacité d’adaptation, d’innovation et de créativité : les réajustements sont continus avec, la fusion de Be/Envy, la restructuration capitalistique du Monde et celle à venir du Parisien à vendre ; sans oublier les nouvelles formules comme celle de VSD et des Inrocks qui se positionne sur l’actualité, les nouvelles maquettes comme celle de Courrier International et les formats innovants avec la « video in print » d’Enjeux Les Echos/le Gala 3D. Notons aussi, l’existence d’une réelle présence des sites de presse, souvent placés dans le top 10 des sites Web par thématique et l’accélération des déploiements digitaux avec, après l’iPhone l’arrivée des tablettes, qui permettent aux éditeurs de proposer de véritables marques media comme c’est le cas des Echos dernièrement. De plus, les initiatives pour un accès facilité à la presse avec le kiosque numérique et le lancement de l’appli relay.com démontrent à nouveau le dynamisme du media. Enfin, la dernière innovation en date : l’appli flipboard qui permet de créer son magazine en y agrégeant ses propres flux. Une opportunité de plus pour les éditeurs de diffuser leurs contenus presse et pour les annonceurs leur marque.

En tant qu’agence, est-ce que votre façon d’acheter de l’espace presse a évolué ces derniers temps, et comment ?

PP : Nous sommes dans le mouvement. Notre objectif est bien évidemment de proposer à nos annonceurs des dispositifs performants sur leur cible dans un cadre de productivité serré. Et pour tenir compte des changements dans la consommation des media nous y intégrons de nouvelles techniques d’accroissement de la visibilité des marques par la négociation et la valorisation de solutions/formats intégrés.

Qu’en est-il des offres packagées, en particulier presse + Web, émises par les régies ? Ont-elles un écho favorable en agence média ?

PP : Dès que les offres sont de vraies opportunités d’audience et de coût comme celles du Figaro par exemple, nous les proposons à nos annonceurs. Mais depuis que le Web a atteint une certaine maturité, la combinaison print/Web est surtout utilisée dans le cadre d’opérations spéciales permettant d’exploiter au mieux leur complémentarité de format et de cible. Actuellement le mouvement va vers des offres combinant print/iPhone et dernièrement iPad. Pour le moment ces dernières sont surtout un moyen pour les marques de profiter à moindre coût, d’un plus dans la déclinaison de leur communication.

Pascale Perez, Directrice Département Presse Carat France

Déposé le 13 septembre 2010 par
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