« Be et Envy ne sont pas directement concurrents de Grazia »

« Be et Envy ne sont pas directement concurrents de Grazia »

Ernesto Mauri, Président Mondadori France

100%média : Aujourd’hui, 31 août, Grazia a un an. Quelles sont vos impressions sur cette année de lancement ?

Ernesto Mauri : On pourrait résumer ma réponse en ouvrant le numéro 52 de Grazia : 240 pages, dont 72 pages de publicité avec, comme annonceurs, les plus grandes marques emblématiques. C’est davantage que pour le numéro 1.
Pour autant, le numéro 52 a énormément évolué par rapport au numéro 1. C’est tout à fait naturel quand on veut être un magazine novateur et très souvent copié par ailleurs.
Notre vision était d’imposer un nouvel hebdomadaire féminin haut de gamme aux côtés de Elle et Madame Figaro et on peut dire que nous y sommes parvenus.
N’oublions pas que Grazia est une marque internationale avec 16 éditions dans le monde, qui, après la France a été lancée en Thaïlande, Indonésie, Allemagne et Bahrein. Notre objectif dans tous les pays est d’inspirer le « ton Grazia » et que ce ton soit identifiable instantanément.
Notre succès montre que Grazia est dans l’air du temps. C’est sans doute cela ma plus grande satisfaction.

Comment qualifier le marché publicitaire français par rapport aux autres pays ?

EM : J’ai trouvé, au lancement, un marché difficile, voire conservateur, mais une fois qu’on fait ses preuves et qu’on est installé, la confiance est réelle et solide.

Lagardère Active et le Groupe Marie Claire viennent d’annoncer la fusion de Be et Envy pour ne faire plus qu’un titre à terme. Qu’en pensez-vous ?

EM : Je n’ai jamais considéré ces deux titres comme directement concurrents de Grazia. Que ce soit au niveau du positionnement haut-de-gamme ou au niveau de la cible. Il n’y a qu’à comparer les contenus publicitaires de chaque titre pour s’en rendre compte.
La meilleure preuve est que ces deux lancements n’ont quasiment pas impacté sur notre diffusion quand ils ont eu lieu.
Et puis, il était clair que le marché ne pouvait pas absorber 3 nouveaux hebdos féminins.
La presse féminine, ce n’est pas comme la presse people. Les lectrices de presse people ont une forme de « boulimie » de lecture. En presse féminine, on est, à mon avis plus sélectif.
Je salue donc cette sage décision.

Ernesto Mauri, Président Mondadori France

Déposé le 30 août 2010 par Offremedia
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« L’évolution positive du média magazine est structurelle »

« L’évolution positive du média magazine est structurelle »

Xavier Dordor,
Délégué Général à la publicité du SPM

100%média : Comment s’annonce la rentrée pour la presse magazine ?

Xavier Dordor :
Plusieurs signes publiés cet été montrent une orientation particulièrement favorable :
Les 2 500 pages gagnées sur les 6 premiers mois et l’accélération continue de la croissance publicitaire jusqu’à 9% en juin constituent une base solide. Les portefeuilles des numéros de rentrée sont forts voire exceptionnels pour certains.
Cette croissance magazine n’est pas seulement hexagonale. Les éditeurs de magazine US dans AdAge viennent de pousser un « cock-a-doodle-do » : les paginations records des magazines féminins de rentrée matchent celles de 2008 !

Un motif de satisfaction majeur est le développement du CA numérique des titres : la base Kantar Média crédite la presse magazine d’une part numérique supérieure à 14% du CA pub global pour les titres actifs sur le Web. En net, les baromètres professionnels internes sont plus proches de 7%, mais pour des chiffres qui s’écrivent désormais en dizaines de millions d’euros pour le média magazine. « C’est du dur, commentait récemment une directrice de régie magazine, qui rappelait que près d’une consultation sur 2 inclut désormais un volet numérique »… Les annonceurs et leurs agences ont compris la pertinence numérique de nos marques.

Cette tendance est-elle durable ?

XD : Oui car la presse magazine est le média le plus référencé par les annonceurs nationaux. Au 1er semestre 2010 selon Kantar Média, ce sont plus de 6 700 d’entre eux soit plus de 60% qui ont choisi d’utiliser la force magazine. (soit 3 à 4 fois plus que les autres médias et deux fois plus que le Web…).
Cet indicateur est important pour les éditeurs et régies : quand il continue de s’accroître de +4,6% en un an, et de +3,7% en marques ou en produits actifs, c’est un vrai signe de confiance à l’égard du média magazine.
Qui plus est, les grands annonceurs sont en tête de ce renouvellement de confiance des annonceurs. La presse représentait 17,7% du TOP 100 annonceurs sur les 6 premiers mois 2009, 19,2% sur les 6 premiers mois 2010, et la barre des 20% a été dépassée en juin 2010. Un signe fort. Cette évolution positive du média magazine est structurelle, c’est pour cela qu’elle est solide.

Alors, la presse magazine serait le média gagnant de la rentrée ?

XD : Restons les pieds sur terre même si on ne saurait bouder son plaisir devant de tels chiffres. Le ranking de premier média référencé par les annonceurs crée aussi des devoirs et les éditeurs les prennent à bras le corps. La création du SPM regroupant APPM et SPM en est un signe fort, le lancement de tests importants pour le renouvellement de la mesure d’audience par AudiPresse en est un autre très important pour l’avenir. Car c’est bien l’avenir que nous construisons avec les annonceurs et leurs agences.

Xavier Dordor, Délégué Général à la publicité du Syndicat de la Presse Magazine

Déposé le 23 août 2010 par Offremedia
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La logique de communication de la video similaire à la TV facilite son adoption chez les annonceurs

La logique de communication de la video similaire à la TV facilite son adoption chez les annonceurs

Jérôme Bourgeais
Directeur Associé chez Capgemini Consulting

100%média : Le 4ème observatoire de l’epub des investissements publicitaires en ligne indique une hausse globale de 8% des budgets nets investis. Pour la première fois, la croissance du display est à la même hauteur que celle du search. Comment expliquer le « retour en grâce » du display ?

Jérôme Bourgeais : La croissance du display est dynamisée à la fois par un retour des annonceurs sur des problématiques de branding et par le développement de certains secteurs comme la grande consommation et les paris sportifs, tendance clé du semestre. Du côté de l’offre, cela se traduit par une dynamique accrue sur les opérations spéciales progressant de 18% sur le semestre et la publicité vidéo in-stream dont le chiffre d’affaires est déjà équivalent à celui de l’année 2009. Par ailleurs, comme sur les autres média, il faut prendre en compte l’effet de base du premier semestre 2009 (-6%). Dans le même temps, le segment du search voit sa croissance modérée par l’arrivée à maturité de ses annonceurs historiques (Finance-crédit, tourisme, …).

Quel est le rôle de la vidéo dans cette évolution ? Est-il réellement dans l’intérêt des éditeurs d’augmenter l’inventaire vidéo ?

JB : La publicité vidéo in-stream est en très forte croissance et confirme son potentiel de développement identifié fin 2009. Nous estimons que la contribution de la publicité vidéo in-stream à la croissance du Display est d’environ 20%. Sa logique de communication similaire à la TV facilite son adoption chez les annonceurs. Les CPM des inventaires vidéo premiums étant encore quatre à cinq fois supérieurs à ceux du Display standard, il y a un intérêt réel pour les éditeurs à renforcer leur offre sur ce segment.

La tendance annoncée d’une croissance de 7 à 8% en 2010 repose-t-elle sur une confiance solide des opérateurs ?

JB : Plusieurs tendances confortent ce forecast : le maintien de la dynamique du e-commerce, le développement des investissements des acteurs de la grande consommation et des paris sportifs en ligne, la poursuite des développements sur les nouvelles offres (vidéo, opérations spéciales, …). Cependant, la publicité digitale comme tous les autres média reste exposée aux aléas de la conjoncture macro-économique et à une visibilité encore incertaine à la rentrée.

Jérôme Bourgeais, Directeur Associé chez Capgemini Consulting

La présentation détaillée du 4ème observatoire de l’e-pub est accessible sur le site du SRI : suivre ce lien

Déposé le 12 juillet 2010 par Offremedia
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Les annonceurs sont demandeurs de conseils, de solutions créatives, de proximité

Les annonceurs sont demandeurs de conseils, de solutions créatives, de proximité

Olivier Bizot Secrétaire Général du Club des Annonceurs

100%média : Vous avez, la semaine dernière, organisé votre soirée annuelle et nommé 3 nouveaux administrateurs. Y a-t-il des nouvelles orientations à prévoir pour le Club des Annonceurs ?

Olivier Bizot : Le Club est ravi d’avoir nommé ces 3 nouveaux administrateurs nous permettant d’accueillir de nouvelles idées à partager et de nouvelles volontés pour faire avancer encore plus loin notre Club.
Ce renfort va nous apporter les ressources nécessaires pour créer encore plus de valeur pour nos membres et surtout pour le maintien de notre stratégie que l’on veut recentrer sur nos valeurs fortes que sont : la notion de « défricheur », la puissance d’un réseau, un vrai partage sur le métier d’annonceur ainsi que son développement, une convivialité et une proximité entre les membres qui nous permet d’être très réactifs et à l’écoute de nos marchés en constante évolution.
Nouvelle orientation, peut-être pas, mais consolidation de nos acquis, certainement avec l’apport de nouveaux talents disponibles et souhaitant s’investir dans notre aventure, une ouverture d’esprit sur notre métier de demain.

Dans le domaine des médias, on assiste de plus en plus à une schizophrénie dans l’attitude des annonceurs qui consiste à demander d’un côté davantage de qualité de la part des régies et de l’autre, renforcer la pression sur les budgets. Comment apaiser cette situation d’après-vous ?

OB : Ces régies font partie de notre panorama et se positionnent comme des partenaires d’annonceurs. Il est vrai que le climat économique actuel peut pousser à une demande de qualité toujours plus forte sans pour autant augmenter les budgets.
Il est très clair que les régies peuvent subir les contrecoups des annonceurs et sont directement liées aux résultats des marques. L’impact de ces résultats peut avoir une ramification directe avec nos investissements et par conséquent sur la pression de ces budgets.
Je pense que la situation ne pourra que s’améliorer dans le futur car d’un côté les régies veulent revaloriser leur offre, après des années difficiles, en créant toujours plus de valeur pour leurs annonceurs et de l’autre côté les annonceurs sont demandeurs de conseils, de solutions créatives, de proximité pouvant faire la différence dans leur marché.

Olivier Bizot, Directeur Marketing et Communication Volkswagen France et Secrétaire Général du Club des Annonceurs

Déposé le 5 juillet 2010 par Offremedia
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Les relations entre le média TV et les pouvoirs publics restent passionnelles

Les relations entre le média TV et les pouvoirs publics restent passionnelles

Nicolas Braganti,
Directeur Délégué du SNPTV

100%média : Vous venez d’être nommé Directeur Délégué du SNPTV (Syndicat National de la Publicité TéléVisée) et vous avez un profil plutôt « politique » alors que Stéphane Martin avait un parcours marqué en régie publicitaire. Est-ce le signe d’une orientation différente pour le syndicat ?

Nicolas Braganti : Nos profils et nos parcours respectifs sont sensiblement différents, pour ne pas dire opposés. Stéphane a su s’appuyer sur sa connaissance du milieu publicitaire pour établir, au cours de ses 11 années au SNPTV, des relations de confiance avec les pouvoirs publics. Je vais mettre mon expérience du fonctionnement des institutions au service d’un secteur qui ne m’est pas complètement étranger mais dont je dois encore apprivoiser les codes.
Au delà de ces différences, mon rôle au sein du SNPTV reste le même que celui de mon prédécesseur : représenter les régies auprès de l’ensemble des acteurs du monde de la publicité audiovisuelle.
L’orientation du SNPTV dans les mois à venir dépendra donc moins du profil de son Directeur Délégué que de la volonté de ses membres et des 150 chaînes de télévision, services interactifs et sites Internet qu’ils représentent.

D’après vous, quelles sont les priorités pour les régies membres que vous représentez ?

NB : Il convient dans un premier temps de conclure les travaux en cours. Je pense en particulier à la finalisation, sous l’égide du CSA et en partenariat avec l’ensemble des régies télé, d’une Charte de bonne conduite encadrant la diffusion des messages publicitaires pour les opérateurs de jeux d’argent et de hasard légalement autorisés.
De manière plus générale et dans un contexte marqué par une crise sans précédent du marché publicitaire, la priorité des membres du SNPTV demeure l’assouplissement des contraintes réglementaires qui pèsent sur leur activité et limitent leur capacité d’adaptation.
Les autres préoccupations des régies correspondent aux différentes missions du syndicat à savoir la promotion de la publicité télé, l’étude de son efficacité, l’observation et l’analyse de ses développements, en particulier à l’échelle internationale, et le maintien d’un dialogue constructif avec l’ensemble des acteurs du secteur.

Le média TV a-t-il encore besoin de « montrer patte blanche » auprès des pouvoirs publics ?

NB : Les relations entre le média TV et les pouvoirs publics restent passionnelles. Donc complexes. En tant que média de masse, la télé fascine et effraie les « politiques ». Son influence – réelle ou fantasmée – entraîne des responsabilités sociétales dont les éditeurs et les régies ont parfaitement conscience comme l’ont prouvé les récents débats sur la publicité pour les produits alimentaires ou les jeux en ligne.
Dans ces conditions, une organisation telle que le SNPTV se doit de faire preuve de pédagogie pour faire comprendre ses problématiques, veiller à l’égalité de traitement entre les différents médias et garantir au secteur les conditions de son développement.

Nicolas Braganti, Directeur Délégué du SNPTV

Déposé le 28 juin 2010 par Offremedia
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L’univers du jeu sur Internet est, en toute logique, une extension naturelle de notre activité

L'univers du jeu sur Internet est, en toute logique, une extension naturelle de notre activité

Régis Ravanas,
Président d’EurosportBET

100%média : En quoi le groupe TF1 est-il légitime sur le créneau des jeux d’argent en ligne ?

Régis Ravanas : Les deux piliers éditoriaux de TF1 sont l’information et le divertissement. Le jeu, qui appartient à cette deuxième catégorie, est présent depuis longtemps dans l’ADN de la chaîne, avec de nombreuses heures de diffusion sur son antenne chaque jour. Plusieurs études ont d’ailleurs prouvé que le jeu est un secteur très présent dans la perception que le public se fait de TF1. Bien sûr, cela concerne les programmes à l’antenne, mais nous élargissons depuis longtemps notre champ d’action au-delà de la télévision : sur Internet, grâce à des jeux en ligne gratuits, mais aussi à travers TF1Games, qui propose dans les réseaux de distribution des jeux plateau comme le Mille bornes ou des déclinaisons de La roue de la fortune, Qui veut gagner des millions, etc.
Par ailleurs, nous bénéficions d’une position forte sur Internet puisque nous sommes le leader des groupes médias, avec 17 millions de visiteurs uniques. Dans le cadre de la politique de diversification, clairement définie par Nonce Paolini, TF1 explore tous les territoires qui sont liés à l’univers de l’entertainment.
Le marché des jeux et paris en ligne, qui concerne à la fois l’univers du jeu et celui d’Internet, ne pouvait nous laisser indifférents. Il est, en toute logique, une extension naturelle de notre activité.

Pourquoi avez-vous fait le choix de vous appuyer sur la marque Eurosport ?

RR : La marque Eurosport présente des atouts majeurs pour conquérir ce marché. Evidemment, elle dispose d’une grande légitimité dans le monde du sport et du live. Elle bénéficie également d’une notoriété importante partout en Europe, puisqu’elle est présente dans 59 pays.
Notre vocation avec EurosportBET.fr est de nous développer en France et à l’international. Nous sommes présents depuis plus d’un an en Angleterre où nous avons pu acquérir une expérience précieuse dans le métier des paris sportifs et notamment du « live betting »… Nous prévoyons de nous positionner prochainement en Italie, où la législation s’est ouverte, puis dans tous les pays européens qui ouvriront leur marché, permettant aux opérateurs privés d’y entrer. A chaque fois, nous serons présents pour étendre notre empreinte, toujours dans un cadre légal.

Quels sont les liens (éditoriaux, marketing…) entre EurosportBet et les médias du groupe TF1?

RR : Dans le cadre de notre lancement nous développons des liens publicitaires. EurosportBET est annonceur sur TF1 et Eurosport, à travers une campagne de publicité ambitieuse.
Il existe également des liens éditoriaux entre le site de la Coupe du Monde et EurosportBET par exemple, avec une mise en avant des cotes. Nous réfléchissons avec les équipes de l’antenne d’Eurosport aux liens et synergies pertinentes entre les chaînes et le site.

Régis Ravanas, Président d’EurosportBET

Déposé le 21 juin 2010 par Offremedia
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Une des spécificités du marché français réside dans la loi sur la télévision du futur qui a accéléré la numérisation des équipements depuis 2008

Une des spécificités du marché français réside dans la loi sur la télévision du futur qui a accéléré la numérisation des équipements depuis 2008

François Klipfel,
Directeur Général Adjoint

100%études : Observez-vous une accélération en 2010 de l’équipement des ménages en termes d’écrans TV ? quelles sont les spécificités du marché français ?

François Klipfel : Oui – c’est un peu plus de 1,2 million de foyers qui se sont équipés sur le premier trimestre 2010 soit 20% de plus que sur la même période de 2009. A fin mars, c’est près de 58% des foyers qui possèdent un écran plat selon nos données REM – GfK – Médiamétrie. Si la migration du flat s’accélère, il reste autour de 30 millions de tubes cathodiques à remplacer et par conséquent, quelques belles années devant nous pour l’écran plat.
Une des spécificités du marché français réside dans la loi sur la télévision du futur qui a accéléré la numérisation des équipements depuis 2008, obligeant fabricants et distributeurs à n’offrir que des téléviseurs TNT dans un premier temps puis TNT HD. Le marché français est aussi l’un des plus équilibrés en terme de mix produit. Ce que je veux dire c’est que la répartition est équitable entre petite taille (<32’), moyenne (32’) et grande (>32’)) alors que nos voisins Anglais, Italiens ou Espagnols vendent plus d’une TV sur deux aujourd’hui en dessous de 32’. Cette situation rapproche la France du marché Allemand, si ce n’est que ce dernier préserve plus de valeur avec des prix moyens supérieurs de 15 à 30% sur des tailles d’écrans comparables.
 
Comment voyez-vous évoluer les ventes de l’iPad dans le Monde et en France ? Quels sont les atouts ou les freins à l’achat de ce nouvel écran?

FK : Il devrait se vendre 400 000 à 450 000 tablettes en France, sur la première année de commercialisation. Pour un marché mondial estimé à 4 millions d’unités.
L’ipad étant l’une des premières tablettes « nouvelle génération », ce produit représentera la majeure partie des ventes. Mais il sera suivi, dès 2010, de produits concurrents( Asus, Dell, Lenvo ont annoncés la sortie de produits concurrents cette année).
S’agissant d’un nouveau marché, il va falloir définir de nouveaux usages. Ce sont les usages, les applications qui sont proposées qui développeront ou pas ce marché. Il est trop tôt pour estimer ce que représentera ce marché dans trois ou quatre ans, mais il est possible qu’il dépasse les 30 millions d’unités dans le monde, tout comme il peut ne jamais décoller réellement (c’est-à-dire en restant un marché de niche, de moins de 10 millions d’unités par an au niveau mondial). Tous ces chiffres sont à mettre en regard des 1,3 milliard de téléphones mobiles qui se vendent chaque année, dont plus de 100 millions seront dès cette année des Smartphones (téléphones mobiles permettant la navigation sur internet).

La mesure de l’équipement que vous réalisez régulièrement nécessite-t-elle des méthodes d’enquête particulières ?

FK : Les ventes mesurées par GfK sont issues de nos panels distributeurs (un panel distributeur est un échantillon permanent représentatif du commerce de détail). GfK récupère les ventes issues des sorties caisse des distributeurs, à la référence produit et au détail magasin d’une trentaine de circuit de distribution et selon une fréquence journalière, hebdomadaire ou mensuelle. Les données, après codification des produits, sont ensuite extrapolées pour représenter l’ensemble du marché.

François Klipfel, Directeur Général Adjoint de GfK Retail and Technology France

Déposé le 17 juin 2010 par Offremedia
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Sur certaines soirées, M6 sera de loin la chaîne qui proposera les écrans les plus puissants sur les cibles féminines

Sur certaines soirées, M6 sera de loin la chaîne qui proposera les écrans les plus puissants sur les cibles féminines

Ronan de Fressenel
M6 Publicité
Directeur Général Adjoint

100%média : Pendant la Coupe du Monde, diffusée sur TF1, France TV et Canal+, adaptez-vous votre stratégie de programmation ?

Ronan de Fressenel : M6 continue d’avoir une offre ambitieuse, attractive et différente pendant et après les matchs de la Coupe du Monde, ce qui constitue une vraie alternative pour tous ceux et toutes celles qui ne sont pas fans de foot. En soirée, M6 propose de nombreux programmes inédits, avec des nouveautés comme la nouvelle série américaine Mercy Hospital et des grandes marques qui ont fait leurs preuves : L’Amour est dans le pré qui a connu un excellent démarrage, mais aussi Pékin Express et Nouvelle Star, deux formats dont la finale sera diffusée pendant cette période.

Finalement, n’est-ce pas une aubaine pour M6 qui peut capter tous les annonceurs ayant une cible féminine ?

RF : Avec cette contre-programmation, qui s’appuie sur des programmes inédits et attractifs, les annonceurs savent qu’ils peuvent trouver sur M6 un large panier d’écrans sur les cibles mixtes et féminines. Sur certaines soirées, M6 sera de loin la chaîne qui proposera les écrans les plus puissants sur les cibles féminines.

Souhaitez-vous cependant développer la présence du football du groupe M6 ?

RF : L’engagement de M6 dans le football est un engagement sur le long-terme : outre ses magazines 100% Foot et Sport 6, M6 diffusera la saison prochaine les matchs de l’Europa League, ainsi que 3 matchs de l’Equipe de France pour la qualification à l’Euro 2012, au Luxembourg, en Bosnie et en Roumanie. Et la chaîne poursuit son engagement auprès des Girondins de Bordeaux, avec la volonté d’installer durablement le club à la tête du football français.

Ronan de Fressenel, M6 Publicité, Directeur Général Adjoint en charge du Marketing et des Etudes

Déposé le 14 juin 2010 par Offremedia
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La clé du succès repose sur la richesse des contenus de nos sites

La clé du succès repose sur la richesse des contenus de nos sites

Benoit Sillard,
Co-Président du Groupe CommentCaMarche

100%média : Une récente étude ComScore place CommentCaMarche comme 77ème groupe mondial en termes d’audience Web. Le Web français peut-il constituer une réussite à l’export ?

Benoît Sillard : En 2008, nous avons lancé - sous la marque Kioskea - les premières versions en anglais et en espagnol de CommentCaMarche.net. Ce concept de « Social Knowledge » avait fait ses preuves en France dès 2007. Au vu des résultats très prometteurs enregistrés dès 2009 dans les 2 bassins linguistiques les plus puissants, les versions en allemand, italien et portugais ont suivi. Avec 38 millions de visiteurs uniques notre Groupe se classe désormais juste derrière Monster au niveau mondial.
La technologie est depuis toujours un domaine d’excellence de la France à l’export, Internet permet aux sites français de perpétuer et de développer cette tradition.

En France, vous êtes le 15ème groupe avec plus de 12M de VU (source NNR Avril 2010). Quels sont les ingrédients de la montée en puissance rapide de vos sites ?

BS : La clé du succès repose sur la richesse des contenus de nos sites : plus de 70 000 articles, 5 000 fiches pratiques et des dizaines de plateformes collaboratives thématisées. Les internautes surfent sur nos sites pour  comprendre, s’informer, partager leurs connaissances et trouver des réponses précises à leurs questions. 40% des internautes se passionnent pour les produits High-Tech (informatique, TV, Hifi, …). Ils consultent nos forums pour recueillir l’avis de leurs pairs avant d’acheter. Cette tendance a progressé de 28% en un an.

Avez-vous le sentiment que les annonceurs et agences médias vous considèrent à la hauteur de votre position ?

BS : Il y a toujours une prime à l’ancienneté qui défavorise les médias récents. La création de notre régie publicitaire intégrée, courant 2009, nous permet de rattraper plus rapidement ce retard. CommentCaMarche.net est désormais bien identifié par le marché comme le leader des sites médias masculins et High-Tech. La plupart des agences intègre désormais le site très en amont dans leurs stratégies Internet, notamment pour des opérations spéciales très innovantes (Idéo, Blackberry, …). Droit-Finances.net (3,8 Millions de VU) et Santé-Médecine.net (2 millions de VU) sont encore sous-utilisés par le marché en raison de leur notoriété trop récente.

Benoit Sillard, Co-Président du Groupe CommentCaMarche

Déposé le 7 juin 2010 par Offremedia
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Quelle crédibilité diffuseurs et annonceurs peuvent-ils accorder à un certain nombre d’abonnements et de ventes groupées ?

Quelle crédibilité diffuseurs et annonceurs peuvent-ils accorder à un certain nombre d’abonnements et de ventes groupées ?

Maurice Szafran
Marianne

100%média : Marianne a rejoint l’OJD relativement récemment. Êtes-vous converti à ces chiffres ou peut-on leur faire dire ce qu’on veut ?

Maurice Szafran : Marianne est satisfait de son retour à l’OJD. Les chiffres que fournissent cet organisme sont évidemment crédibles et, surtout, l’OJD a fait des efforts conséquents de transparence. Le problème est ailleurs : quelle crédibilité diffuseurs et annonceurs peuvent-ils accorder à un certain nombre d’abonnements et de ventes groupées ? Pour l’instant, Marianne se contente de poser la question.

La perception de Marianne par les annonceurs et agences médias a-t-elle d’après-vous évolué ? comment les percevez-vous ?

MS : La perception de Marianne a en effet considérablement évolué, et en bien. C’est le fruit d’un important travail à la fois rédactionnel et publicitaire qui vise à tordre le cou aux clichés nous concernant. Marianne est un news magazine à part entière ; les lecteurs de Marianne peuvent se confondre en tout point avec les lecteurs des autres news magazine.

Comment voyez-vous évoluer le marché des news ? Quelles sont les clés futures du succès ?
MS : Depuis près de deux ans maintenant, le marché des news est gravement en crise. Est-ce une crise de l’offre ? Est-ce une crise de la demande ? Sans doute les deux. Les news vont devoir en passer par toute une série d’évolutions, sinon de révolutions. Quid de notre économie générale ? Quid de notre diffusion, kiosque + abonnements ? Quid de nos contenus, et c’est évidemment cela – les contenus – la question essentielle ? C’est au prix de cette triple remise en cause que les news seront en mesure de relever les défis que leur pose cette crise.

Maurice Szafran, President Directeur Général, Directeur de la publication de Marianne

Crédit Photo : Hannah

Déposé le 31 mai 2010 par Offremedia
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Les entités de création de contenu ne rendront pas obsolètes les notions de partenariat et de sponsoring

Les entités de création de contenu ne rendront pas obsolètes les notions de partenariat et de sponsoring

Les entités de création de contenu ne rendront pas obsolètes les notions de partenariat et de sponsoring

Thomas Jamet
Head of Entertainment / Brand(ed) Content, NEWCAST //

100%média : Que regroupe exactement l’entité Newcast au sein de Vivaki et combien de personnes cela représente-t-il ?

Thomas Jamet : Newcast est l’entité spécialisée en Brand Content du groupe Vivaki. Elle opère sur les 4 agences du groupe : ZenithOptimedia, Starcom, Duke/Razorfish, et Digitas. Nous proposerons des solutions « out of the box » dans le domaine du contenu de marques, de l’entertainment, des partenariats, du sponsoring, du placement de produit et de la production. Composé de 20 personnes, Newcast va faire travailler ensemble les équipes partenariats et production de contenu de Vivaki renforcées par l’intégration de nouveaux profils (concepteurs-rédacteurs, créatifs et stratèges digitaux), avec des relais dans le monde entier car nous nous inscrivons dans le premier réseau international spécialisé en brand content, présent dans 11 pays.

Est-ce que la création de contenu va rendre obsolète la notion de partenariat/sponsoring ?

TJ : Au contraire. Notre volonté est de réconcilier préférence de marque et performance marketing en pensant systématiquement les problématiques de création de contenu par le prisme business et par le prisme consommateur. Je suis donc persuadé que le sponsoring doit être au cœur des stratégies que nous mettrons en œuvre en ce qu’il est un levier très fort de connexion et de médiatisation des contenus. Chez Newcast les équipes production, création et partenariats travailleront de manière très intégrée.

100%Média lance cette semaine une rubrique Brand Content, qu’en pensez-vous ?

TJ : Je trouve que c’est une excellente initiative et j’espère pouvoir y contribuer. Le sujet du Brand Content est très à la mode en ce moment, et je pense pour ma part qu’il est temps de lancer un certain nombre de débats, notamment la manière dont les stratégies contenus sont produites et surtout sur leur efficacité. Pour répondre à ces deux sujets, nous avons créé une méthode, baptisée StoryPlanning, reposant sur un process et des outils de mesure d’efficacité à chaque étape de la production de nos stratégies.

Thomas Jamet, Head of Entertainment / Brand(ed) Content, NEWCAST //

Déposé le 24 mai 2010 par Offremedia
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Le cinéma restera un genre essentiel au développement des chaînes payantes

Le cinéma restera un genre essentiel au développement des chaînes payantes

René Saal,
Directeur de l’Antenne,
Canal+

100%média : Que devient le cinéma sur les chaînes nationales ?

René Saal : Le cinéma jadis omniprésent dans les grilles des grandes chaînes hertziennes ne représente plus qu’une petite part de leur programmation en prime-time. La télé-réalité l’a depuis longtemps supplanté grâce à la récurrence de ses rendez vous, sa capacité à raconter elle aussi des histoires et sa participation incomparable au financement des chaînes via les recettes publicitaires que ses nombreux écrans de coupure engendrent.
Œuvre unique, souvent exigeante, nécessitant une attention soutenue et une grande disponibilité, le cinéma (sauf quand il s’agit de blockbusters) ne permet plus de fédérer de fortes audiences. Ne pouvant accueillir qu’une seule coupure de publicité il lui devient également de plus en plus difficile de garantir aux chaînes des recettes publicitaires en quantité suffisante par rapport avec son coût d’acquisition.
Seules les chaînes de la TNT tirent leur épingle du jeu en battant régulièrement leurs records d’audience grâce au cinéma.

Le cinéma est-il toujours aussi important pour le Groupe Canal+ ?

RS : Le cinéma continue de constituer pour Canal+, une motivation d’abonnement essentielle (avec le sport et la création originale).
Avec plus de 40 films inédits par mois et une chaîne entièrement dédiée au 7ème art : Canal+ Cinéma, le cinéma contribue fortement à l’image, à la consommation des chaînes et à la satisfaction des abonnés.
Le Festival de Cannes, est un moment essentiel pour réaffirmer la force unique de ce lien qui existe entre Canal+ et le cinéma. Cette année CARLOS, la série de création originale initiée par Canal+ a créé l’événement en étant en sélection officielle à Cannes prouvant que ce qui importe plus que tout, ce n’est pas le mode de financement mais bien l’ambition mise au service de la conception et de la réalisation de l’œuvre.

Quel avenir pour le 7ème art à la télévision ?

RS : Il est probable que la présence du cinéma sur les chaînes gratuites n’évoluera plus beaucoup. Les comédies, les films d’aventure et les films d’action qui s’adressent à tous les publics continueront de trouver une place de valeur dans les grilles. Néanmoins, le rythme de plus en plus rapide des rediffusions de grosses cartouches sur les chaînes hertziennes et la TNT peut mener si l’on n’y prend garde à l’épuisement de ce nouveau filon.
Concernant les chaînes payantes, le cinéma sous toutes ses formes (blockbusters et films d’auteur, films français et cinéma de tous les pays) restera pour de nombreuses années encore un genre essentiel à leur développement.

René Saal, Directeur de l’Antenne, Canal+

Déposé le 17 mai 2010 par Offremedia
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Les agences media sont-elles désormais prêtes à intégrer une activité Barter ?

Les agences media sont-elles désormais prêtes à intégrer une activité Barter ?

Pierre Fontaine,
Président et Co-fondateur de Groupe TEC

La crise récente et l’inclination des annonceurs pour la moindre optimisation ont incité les agences media à s’intéresser aux techniques d’échange et de barter.

En France, deux agences media ont tenté sans succès de développer des départements internes de barter. Ces échecs sont liés à une méconnaissance des spécificités et techniques de l’échange ou du barter, très éloignées de celles des agences.

Or, la proposition d’un service Barter par les grandes agences media répond à une demande accrue des annonceurs, ces derniers souhaitant financer une partie de leurs achats media avec leurs propres produits ou services afin de diminuer leurs dépenses. Mais les agences media ne leurs apportent pas, aujourd’hui, de réponse structurée en France.

Jusqu’alors, elles avaient même tendance à déconseiller à leurs clients de réaliser ce type d’opération ou les laissaient traiter directement avec les sociétés de barter.

La collaboration entre les sociétés de barter et les agences media doit devenir plus systématique. Pour optimiser une campagne de barter, l’agence doit s’impliquer et veiller, en collaboration avec la société spécialisée, à ce que les règles d’acceptabilité des montants barter par les media soient respectées. Sans cette coordination, le mécanisme ne peut pas fonctionner.

Pour assurer le succès d’une opération il faut suivre des règles simples :
- Mettre en adéquation le montant du stock proposé et le montant média barterisable.
- Donner à l’annonceur une visibilité sur l’utilisation des crédits barter.
- Impliquer l’agence media.
- Respecter les contraintes des media.

Ces derniers mois, les grands groupes de communication se sont décidés à investir le marché : Mediabrand (Interpublic) a lancé Orion en France, GroupM (WPP) et Havas Media viennent d’annoncer la création de leur entité barter aux USA.
Est-ce le signe d’une future intégration des sociétés de barter au sein des agences media ?
Probablement !

Pierre Fontaine, Président et Co-fondateur de Groupe TEC

Déposé le 10 mai 2010 par Offremedia
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Invitée video : Laurence Ountzian

 

 moov

Déposé le 3 mai 2010 par Offremedia
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La marque L’Expansion a souffert d’un déficit de communication ces dernières années

La marque L'Expansion a souffert d'un déficit de communication ces dernières années

Antoine Laporte,
Editeur de L’Expansion

100%média : Une nouvelle formule de l’Expansion sort le 28 avril prochain. Quelles sont les principales nouveautés par rapport au lifting de l’an dernier ?

Antoine Laporte : Ce qui a été mis en place l’an dernier n’a clairement pas été à la hauteur de nos espérances. La nouvelle formule qui arrive est une réelle nouveauté à tous points de vue.
Nous changeons, bien entendu, toute la maquette et la une jusqu’à la typo de l’Expansion. Nous donnons davantage de rythme et de lisibilité à notre contenu avec les rubriques « décryptages » et « zapping ». Nous avons constaté qu’il manquait dans l’Expansion des rendez-vous. C’est pourquoi, nous mettrons en place dans un mois une page « médias » et nous donnons davantage la parole aux acteurs économiques.
Nous investissons également sur la « forme » avec un grammage de papier supérieur pour un rendu de meilleure qualité.

L’Expansion a été relativement discret ces dernières années. La période actuelle correspond-elle à une volonté de reprendre la main ?

AL : La marque L’Expansion a souffert d’un déficit de communication ces dernières années. Pas dans les faits, car notre diffusion a tout de même progressé de 5% sur les 10 dernières années (source OJD-DFP). Mais à une époque où tout le monde parle et met en avant sa marque média, nous n’avons pas été capables de valoriser au mieux la globalité de notre offre avec l’ensemble de nos produits print, notre site Web qui atteint le million de VU et notre appli iPhone. Nous avons également l’ambition d’être leader en mobilité avec notre future application iPad qui verra le jour fin mai 2010. Nous devons nous affirmer comme une marque attractive qui sait également renouveler son audience.

Antoine Laporte, Editeur de L’Expansion

Images de la nouvelle formule

Déposé le 26 avril 2010 par Offremedia
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Le modèle à la performance a, qu’on le veuille ou non, pris le pouvoir

Le modèle à la performance a, qu’on le veuille ou non, pris le pouvoir

Mykim Chikli, Présidente de Performics, Directrice Générale de Zenith Optimedia

100%média : Avec Performics qui regroupe l’ensemble des activités média digitaux de VivaKi, quel est la vision du groupe quant à la place à donner au digital dans les agences médias ?

Mykim Chikli : Nos 3 priorités sont :
L’accompagnement de nos Talents avec notamment un programme de Digitalisation (certifié ISO9001) des collaborateurs de ZO et de Starcom débuté il y a 4 ans qui porte ses fruits.
L’investissement technologique : R&D et Innovation. Il est impossible de parler Digital sans expertise technique pointue. L’objectif est multiple : recherche de gain de productivité, monitoring des datas, décryptage des tendances et anticipation.
Notre « offre », nous recherchons l’expertise voir l’excellence sur tous les points de contacts : Search, Display, CRM, Social média, Mobile, …

Comment s’effectuent les liens entre numérique et les médias dits « traditionnel » dans l’agence ?

MC : Le digital est porté par chacune des marques du groupe Vivaki, c’est évident pour Duke/Razorfish et Digitas qui sont des pure players et c’est crucial pour les agences Média Starcom et Zenithoptimedia qui n’ont plus à proprement parler de départements digitaux, ni d’appellation « digital » dans leur nom.
Ce qui compte, c’est l’inter-connexion et ceux qui sont au centre sont les équipes commerciales.
En termes d’analyses, nous avons par exemple fait évoluer des outils holistiques comme « Touchpoint » pour nous permettre d’analyser l’ensemble (tous canaux confondus) des points de contacts et leur influence pour une marque.

Comment les médias traditionnels peuvent aider les médias digitaux à lutter contre la baisse de valeur, due en grande partie à leur offre quasi-infinie ?

MC : Le modèle à la performance a, qu’on le veuille ou non, pris le pouvoir et le modèle traditionnel fait à base d’achat et de négos n’est plus la référence. Internet est un média déflationniste par nature puisque son offre est infinie et qu’il est difficile de la limiter. Tant que les internautes recherchent un « téléphone portable » ou une idée de vacances sur Google cela procure d’autant de requêtes potentiellement achetables. La loi de l’offre et la demande vient ajuster le prix. Quant au marché « premium » emplacement rare ou exclusif il a toujours une valeur.

Mykim Chikli, Présidente de Performics et Directrice Générale de Zenith Optimedia France

Déposé le 19 avril 2010 par Offremedia
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Il est important d’élargir les approches d’interrogation du consommateur

Il est important d’élargir les approches d’interrogation du consommateur

Martine Ghnassia, Directrice du Planning Stratégique d’Ifop Groupe

100%études : En quoi consiste l’étude Ifop Trends ?

Martine Ghnassia : Ifop Trends a été créé en réponse à des attentes très concrètes d’annonceurs soit : repérer ce qui est réellement inspirant, interpréter les initiatives innovantes, comprendre les best practices et ce notamment dans des secteurs ou pour des thématiques où les repères bougent.
C’est une démarche nouvelle se situant en amont du process d’innovation croisant : la veille d’initiatives de marques innovantes leaders, ou niches, partout dans le monde et sur l’ensemble des marchés et l’observation non intrusive des discours émis sur ces initiatives par des consommateurs, dans leur sphère d’expression libre et d’influence, celle du Web social.
Cette nouvelle génération d’études s’appuie sur une double expertise, celle du planning stratégique et des experts études formés à la culture Web 2.0.
Deux éditions ont été lancées en 2009 et reconduites en 2010, Ifop Trends Luxe et Marques Premium et Ifop Trends Développement Durable. Une nouvelle édition : Ifop Trends MarquesS comme Services, traque les tendances d’innovation des marques ayant décidé de déplacer leur valeur de la Production à la Relation via l’offre de services utiles.

A partir de quels types de constats est né ce type d’étude ?

La crise devait accélérer la transformation du métier des études et modifier en profondeur ses modes d’interrogation : Le process d’interrogation est en mutation. On passe :
- du foyer à l’individu,
- de consommateur subjugué dans son rapport aux marques, à individu autonome, indépendant et plus difficile à séduire,
- de connecté à hyper-connecté (en relation plus continue avec ses communautés et sous l’influence de ses pairs),
- de récepteur à acteur (posture d’émission de messages et d’avis),
- de consommateur tout court à consommateur-citoyen (plus engagé et plus responsable dans sa consommation et dans ses conséquences pour les générations futures mais tout en restant guidé par un principe de plaisir).
Dès lors, il était important d’élargir les approches d’interrogation du consommateur en étant : non directif, et en optant pour une posture d’observation de façon à minimiser le gap entre le déclaratif et le comportemental ; en entrant aussi dans les réseaux d’appartenance des consommateurs, là où ils s’expriment librement, parce qu’ils sont entre eux et en observant les initiatives de marques auxquelles les consommateurs sont soumis, soit dans tous les secteurs où les marques innovent.

Martine Ghnassia, Directrice du Planning Stratégique d’Ifop Groupe

Déposé le 16 avril 2010 par Offremedia
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Quand un mensuel ciblé trentenaire parle des hebdomadaires ciblés trentenaires

Quand un mensuel ciblé trentenaire parle des hebdomadaires ciblés trentenaires

Sylvie Overnoy,
Cosmopolitan
Credit Photo Aline Perier

100%média : Que pensez-vous du dynamisme de la presse dite trentenaire en ce moment ?

Sylvie Overnoy : Que du bien ! Le dynamisme d’un secteur est toujours une bonne chose, surtout quand il révèle celui de notre public : les trentenaires sont en effet des femmes actives, curieuses, vivantes, aux centres d’intérêt multiples. Des qualités infiniment sympathiques, et surtout les qualités qu’il faut pour faire face à la crise… et pour en sortir.

Le fait que trois hebdos arrivent ne vous effraie pas en tant que mensuel ?

Je pense qu’il s’agit de magazines complètement différents et qui ne répondent pas aux mêmes besoins. L’hebdomadaire, qu’on renouvelle chaque semaine (si tout va bien) procure un plaisir plus fugitif, je dirais plus « superficiel », d’une certaine manière ; c’est bien de la surface des choses, avec leur ligne éditoriale mode-people, que traitent les trois derniers hebdos arrivés sur le marché. Le rythme mensuel a quelque chose de plus organique et de plus posé ; Cosmo prend le temps de traiter des sujets psycho et d’aller au cœur des choses, et au cœur de sa lectrice. Le miroir qu’il lui tend lui permet d’aller plus profond en elle-même ; en s’y réfléchissant, c’est à elle-même qu’elle réfléchit.

Pensez-vous qu’il peut y avoir de la place pour tout le monde ?

Je pense que oui, car le désir est là ; et d’une certaine manière l’abondance contribue à l’entretenir. Si je prends l’exemple d’un autre domaine : pour les filles qui aiment les chaussures, l’ouverture d’un étage entier consacré aux shoes dans un grand magasin constitue une sorte de pays des merveilles : elles vont acheter plus, et désirer plus, avec toutes les nouvelles possibilités qui s’offrent à elles. Ensuite, bien sûr, c’est à chaque fabricant, à chaque styliste, à chaque designer de deviner, voire de créer, les désirs de l’année prochaine… Un domaine où, pour revenir au magazine, Cosmopolitan est plutôt bien placé, puisque c’est son rôle depuis sa création.

Sylvie Overnoy, rédactrice en chef de Cosmopolitan, Consultante auprès de la Direction Générale du Groupe Marie Claire

Déposé le 5 avril 2010 par Offremedia
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Il faut obligatoirement pondérer l’indicateur de VU par des critères qualitatifs

Il faut obligatoirement pondérer l'indicateur de VU par des critères qualitatifs

Olivier Ricard,
PDG de Perferencement

100%média : Vous étudiez quotidiennement les structures de sites Internet et les mécanismes de construction de l’audience. Quelles sont les principales « recettes » pour créer du trafic ?

Olivier Ricard : Une bonne recette se construit toujours à partir d’excellents ingrédients, je vous donne les miens : du contenu, du contenu, du contenu.
1- Du contenu exhaustif : avoir quelque chose à dire ou à montrer et, plus on en a, mieux c’est.
2- Du contenu pertinent et différenciant : proposer une réelle valeur ajoutée.
3- Du contenu mis à jour : mettre en place un process d’enrichissement régulier.

Une fois que cette base est présente, on applique les techniques de webmarketing classiques : on met en place une architecture et une ergonomie sobre, on évite le « full-flash » difficilement référençable, on rend explicite les images et les liens, on se sert des techniques de publications de mises à jour des contenus (flux RSS, réseaux sociaux…). En dernier lieu, on achète du trafic commercial en search marketing pour lancer le site, identifier les champs sémantiques générant des comportements pertinents pour se constituer une base d’adhérents que l’on pourra informer régulièrement. Notre contenu étant devenu une référence, les internautes, les bloggeurs, d’autres sites vont créer des liens vers lui … et à partir de là le trafic croît … naturellement !

Que pensez-vous du critère de la V.U. comme « mètre étalon » de la communication de la mesure d’audience ? Quels seraient les critères à mettre en avant ?

Le concept de Visite Unique (V.U.) a été créé sur l’idée qu’un même internaute se reconnectant plusieurs fois sur une période donnée ne doit être compté qu’une fois et que la bonne pertinence de la récurrence de reconnexion est 24h, 1 semaine ou 1 mois. Beaucoup de sites de contenus communiquent sur des quantités de V.U. astronomiques. Ils acquièrent de l’audience grâce à des sites d’affiliations, des jeux concours où la gratuité attire de grands nombres de visiteurs. Certains petits malins vont jusqu’à se servir de robots qui génèrent des visites simulées se masquant derrière de « vraies - fausses » adresses IP, pour gonfler leurs statistiques.

Si l’on doit se servir de la V.U. comme mêtre-étalon il faut OBLIGATOIREMENT la pondérer par des indicateurs qualitatifs. Le premier marqueur évident est le TAUX DE REBOND : si 97% de vos visiteurs ressortent sans aller plus loin que sur la page sur laquelle ils sont arrivés, ils n’ont pas grand intérêt pour vous et vos annonceurs. Un autre marqueur est le NOMBRE DE PAGES VUES par les visiteurs qui sont effectivement restés. Un troisième marqueur d’intérêt est la REVISITE : Si l’on revient c’est que l’on apprécie le site.

On le voit, le concept de V.U. peut être obsolète s’il n’est pas enrichi. Pour caricaturer, on peut dire que la V.U. est à la mesure d’audience ce que le sablier est à la mesure du temps. A l’heure des horloges atomiques, il ne viendrait pas à l’idée d’un physicien professionnel sérieux de ne se servir uniquement que d’un sablier pour ses mesures.

Pourquoi 2 visites du même internaute à 24h d’intervalles seraient-elles plus pertinentes que 2 visites en 12h ? En presse on parlerait de « reprise en main ». Le concept de V.U. peut être pertinent s’il est ABSOLU, c’est-à-dire s’il comptabilise le nombre de NOUVEAUX VISITEURS depuis la mise en place de l’outil de mesure d’audience en agrégeant une autre donnée qui serait LE NOMBRE DE RECONNEXIONS de chaque visiteur depuis la première visite. Pour cela, il faut travailler sur d’autres données d’identification que l’IP seule. C’est le sens de l’algorithme que nous avons développé en partenariat avec l’INRIA, que nous avons breveté et que nous allons proposer à la certification de l’OJD dans les jours qui viennent.

Olivier Ricard, PDG de Perferencement

Déposé le 29 mars 2010 par Offremedia
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Le numérique apparaît comme une opportunité de croissance et de diversification

Le numérique apparaît comme une opportunité de croissance et de diversification

Olivier JungersDirecteur Général
Editions Jalou

100%média : Comment un éditeur indépendant très axé sur la presse féminine vit la période actuelle où cette presse féminine est en pleine effervescence ?

Olivier Jungers : Disons plutôt la presse féminine hebdomadaire car pour les mensuels c’est plutôt calme !
Les nouveautés créent du trafic vers les kiosques, à nous de faire le nécessaire pour en tirer parti.
Notre défi quotidien consiste à maintenir nos parts de marché dans un climat de grand attentisme et de concurrence féroce. Nous devons apprendre à faire mieux, plus créatif plus attirant avec moins de ressources financières. L’érosion des ventes kiosque et surtout la baisse des investissements publicitaires impactent très fortement les résultats. Le numérique apparaissant d’ailleurs plus comme une opportunité de croissance et de diversification que comme une raison de déclin.
Mais nos marques sont fortes, notre détermination intacte et nous commençons à être habitué à la notion et surtout aux réalités des cycles en économie. Nous sommes certains de savoir nous adapter et que le retour à la croissance et aux bénéfices est proche!

Quels sont, dès lors, vos relais de croissance ?

Concrètement, j’évoquerais 3 axes :
Tout d’abord le développement de nos marques, principalement L’OFFICIEL, à l’international.
Nous sommes ainsi présents dans 23 pays ce qui nous place très correctement sur l’échiquier de la mondialisation des marques média. Nous avons privilégié un système de licences de marques et de contenus, moins gourmand en capitaux et plus adapté à notre taille financière, sans commune mesure avec celles de nos grands concurrents.
Ensuite, les projets très avancés dans le numérique que vous devriez voire éclore très prochainement à partir d’un modèle économique fondé sur la « joint venture » avec des « pure player » Internet, pour pouvoir aller plus loin que la simple version digitale de nos magazines.
Enfin, la croissance de l’activité de production de contenus au travers de notre filiale Jalou Productions, particulièrement dans l’activité catalogues.
Bien entendu, nous nous efforçons d’apporter aussi de la nouveauté à nos lecteurs en « rafraichissant » les formules et les maquettes de nos magazines, ainsi JALOUSE et L’OPTIMUM en ce début d’année.

Olivier Jungers, Directeur Général Editions Jalou

Déposé le 15 mars 2010 par Offremedia
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