Les relations entre le média TV et les pouvoirs publics restent passionnelles

Les relations entre le média TV et les pouvoirs publics restent passionnelles

Nicolas Braganti,
Directeur Délégué du SNPTV

100%média : Vous venez d’être nommé Directeur Délégué du SNPTV (Syndicat National de la Publicité TéléVisée) et vous avez un profil plutôt « politique » alors que Stéphane Martin avait un parcours marqué en régie publicitaire. Est-ce le signe d’une orientation différente pour le syndicat ?

Nicolas Braganti : Nos profils et nos parcours respectifs sont sensiblement différents, pour ne pas dire opposés. Stéphane a su s’appuyer sur sa connaissance du milieu publicitaire pour établir, au cours de ses 11 années au SNPTV, des relations de confiance avec les pouvoirs publics. Je vais mettre mon expérience du fonctionnement des institutions au service d’un secteur qui ne m’est pas complètement étranger mais dont je dois encore apprivoiser les codes.
Au delà de ces différences, mon rôle au sein du SNPTV reste le même que celui de mon prédécesseur : représenter les régies auprès de l’ensemble des acteurs du monde de la publicité audiovisuelle.
L’orientation du SNPTV dans les mois à venir dépendra donc moins du profil de son Directeur Délégué que de la volonté de ses membres et des 150 chaînes de télévision, services interactifs et sites Internet qu’ils représentent.

D’après vous, quelles sont les priorités pour les régies membres que vous représentez ?

NB : Il convient dans un premier temps de conclure les travaux en cours. Je pense en particulier à la finalisation, sous l’égide du CSA et en partenariat avec l’ensemble des régies télé, d’une Charte de bonne conduite encadrant la diffusion des messages publicitaires pour les opérateurs de jeux d’argent et de hasard légalement autorisés.
De manière plus générale et dans un contexte marqué par une crise sans précédent du marché publicitaire, la priorité des membres du SNPTV demeure l’assouplissement des contraintes réglementaires qui pèsent sur leur activité et limitent leur capacité d’adaptation.
Les autres préoccupations des régies correspondent aux différentes missions du syndicat à savoir la promotion de la publicité télé, l’étude de son efficacité, l’observation et l’analyse de ses développements, en particulier à l’échelle internationale, et le maintien d’un dialogue constructif avec l’ensemble des acteurs du secteur.

Le média TV a-t-il encore besoin de « montrer patte blanche » auprès des pouvoirs publics ?

NB : Les relations entre le média TV et les pouvoirs publics restent passionnelles. Donc complexes. En tant que média de masse, la télé fascine et effraie les « politiques ». Son influence – réelle ou fantasmée – entraîne des responsabilités sociétales dont les éditeurs et les régies ont parfaitement conscience comme l’ont prouvé les récents débats sur la publicité pour les produits alimentaires ou les jeux en ligne.
Dans ces conditions, une organisation telle que le SNPTV se doit de faire preuve de pédagogie pour faire comprendre ses problématiques, veiller à l’égalité de traitement entre les différents médias et garantir au secteur les conditions de son développement.

Nicolas Braganti, Directeur Délégué du SNPTV

Déposé le 28 juin 2010 par
Catégorie(s): Invités de la semaine | Tags: , , , , , ,
Commentaires : Commentaires fermés

L’univers du jeu sur Internet est, en toute logique, une extension naturelle de notre activité

L'univers du jeu sur Internet est, en toute logique, une extension naturelle de notre activité

Régis Ravanas,
Président d’EurosportBET

100%média : En quoi le groupe TF1 est-il légitime sur le créneau des jeux d’argent en ligne ?

Régis Ravanas : Les deux piliers éditoriaux de TF1 sont l’information et le divertissement. Le jeu, qui appartient à cette deuxième catégorie, est présent depuis longtemps dans l’ADN de la chaîne, avec de nombreuses heures de diffusion sur son antenne chaque jour. Plusieurs études ont d’ailleurs prouvé que le jeu est un secteur très présent dans la perception que le public se fait de TF1. Bien sûr, cela concerne les programmes à l’antenne, mais nous élargissons depuis longtemps notre champ d’action au-delà de la télévision : sur Internet, grâce à des jeux en ligne gratuits, mais aussi à travers TF1Games, qui propose dans les réseaux de distribution des jeux plateau comme le Mille bornes ou des déclinaisons de La roue de la fortune, Qui veut gagner des millions, etc.
Par ailleurs, nous bénéficions d’une position forte sur Internet puisque nous sommes le leader des groupes médias, avec 17 millions de visiteurs uniques. Dans le cadre de la politique de diversification, clairement définie par Nonce Paolini, TF1 explore tous les territoires qui sont liés à l’univers de l’entertainment.
Le marché des jeux et paris en ligne, qui concerne à la fois l’univers du jeu et celui d’Internet, ne pouvait nous laisser indifférents. Il est, en toute logique, une extension naturelle de notre activité.

Pourquoi avez-vous fait le choix de vous appuyer sur la marque Eurosport ?

RR : La marque Eurosport présente des atouts majeurs pour conquérir ce marché. Evidemment, elle dispose d’une grande légitimité dans le monde du sport et du live. Elle bénéficie également d’une notoriété importante partout en Europe, puisqu’elle est présente dans 59 pays.
Notre vocation avec EurosportBET.fr est de nous développer en France et à l’international. Nous sommes présents depuis plus d’un an en Angleterre où nous avons pu acquérir une expérience précieuse dans le métier des paris sportifs et notamment du « live betting »… Nous prévoyons de nous positionner prochainement en Italie, où la législation s’est ouverte, puis dans tous les pays européens qui ouvriront leur marché, permettant aux opérateurs privés d’y entrer. A chaque fois, nous serons présents pour étendre notre empreinte, toujours dans un cadre légal.

Quels sont les liens (éditoriaux, marketing…) entre EurosportBet et les médias du groupe TF1?

RR : Dans le cadre de notre lancement nous développons des liens publicitaires. EurosportBET est annonceur sur TF1 et Eurosport, à travers une campagne de publicité ambitieuse.
Il existe également des liens éditoriaux entre le site de la Coupe du Monde et EurosportBET par exemple, avec une mise en avant des cotes. Nous réfléchissons avec les équipes de l’antenne d’Eurosport aux liens et synergies pertinentes entre les chaînes et le site.

Régis Ravanas, Président d’EurosportBET

Déposé le 21 juin 2010 par
Catégorie(s): Invités de la semaine | Tags: , , ,
Commentaires : Commentaires fermés

Une des spécificités du marché français réside dans la loi sur la télévision du futur qui a accéléré la numérisation des équipements depuis 2008

Une des spécificités du marché français réside dans la loi sur la télévision du futur qui a accéléré la numérisation des équipements depuis 2008

François Klipfel,
Directeur Général Adjoint

100%études : Observez-vous une accélération en 2010 de l’équipement des ménages en termes d’écrans TV ? quelles sont les spécificités du marché français ?

François Klipfel : Oui – c’est un peu plus de 1,2 million de foyers qui se sont équipés sur le premier trimestre 2010 soit 20% de plus que sur la même période de 2009. A fin mars, c’est près de 58% des foyers qui possèdent un écran plat selon nos données REM – GfK – Médiamétrie. Si la migration du flat s’accélère, il reste autour de 30 millions de tubes cathodiques à remplacer et par conséquent, quelques belles années devant nous pour l’écran plat.
Une des spécificités du marché français réside dans la loi sur la télévision du futur qui a accéléré la numérisation des équipements depuis 2008, obligeant fabricants et distributeurs à n’offrir que des téléviseurs TNT dans un premier temps puis TNT HD. Le marché français est aussi l’un des plus équilibrés en terme de mix produit. Ce que je veux dire c’est que la répartition est équitable entre petite taille (<32’), moyenne (32’) et grande (>32’)) alors que nos voisins Anglais, Italiens ou Espagnols vendent plus d’une TV sur deux aujourd’hui en dessous de 32’. Cette situation rapproche la France du marché Allemand, si ce n’est que ce dernier préserve plus de valeur avec des prix moyens supérieurs de 15 à 30% sur des tailles d’écrans comparables.
 
Comment voyez-vous évoluer les ventes de l’iPad dans le Monde et en France ? Quels sont les atouts ou les freins à l’achat de ce nouvel écran?

FK : Il devrait se vendre 400 000 à 450 000 tablettes en France, sur la première année de commercialisation. Pour un marché mondial estimé à 4 millions d’unités.
L’ipad étant l’une des premières tablettes « nouvelle génération », ce produit représentera la majeure partie des ventes. Mais il sera suivi, dès 2010, de produits concurrents( Asus, Dell, Lenvo ont annoncés la sortie de produits concurrents cette année).
S’agissant d’un nouveau marché, il va falloir définir de nouveaux usages. Ce sont les usages, les applications qui sont proposées qui développeront ou pas ce marché. Il est trop tôt pour estimer ce que représentera ce marché dans trois ou quatre ans, mais il est possible qu’il dépasse les 30 millions d’unités dans le monde, tout comme il peut ne jamais décoller réellement (c’est-à-dire en restant un marché de niche, de moins de 10 millions d’unités par an au niveau mondial). Tous ces chiffres sont à mettre en regard des 1,3 milliard de téléphones mobiles qui se vendent chaque année, dont plus de 100 millions seront dès cette année des Smartphones (téléphones mobiles permettant la navigation sur internet).

La mesure de l’équipement que vous réalisez régulièrement nécessite-t-elle des méthodes d’enquête particulières ?

FK : Les ventes mesurées par GfK sont issues de nos panels distributeurs (un panel distributeur est un échantillon permanent représentatif du commerce de détail). GfK récupère les ventes issues des sorties caisse des distributeurs, à la référence produit et au détail magasin d’une trentaine de circuit de distribution et selon une fréquence journalière, hebdomadaire ou mensuelle. Les données, après codification des produits, sont ensuite extrapolées pour représenter l’ensemble du marché.

François Klipfel, Directeur Général Adjoint de GfK Retail and Technology France

Déposé le 17 juin 2010 par
Catégorie(s): Invités de la semaine | Tags: , , , ,
Commentaires : 1 commentaire »

Sur certaines soirées, M6 sera de loin la chaîne qui proposera les écrans les plus puissants sur les cibles féminines

Sur certaines soirées, M6 sera de loin la chaîne qui proposera les écrans les plus puissants sur les cibles féminines

Ronan de Fressenel
M6 Publicité
Directeur Général Adjoint

100%média : Pendant la Coupe du Monde, diffusée sur TF1, France TV et Canal+, adaptez-vous votre stratégie de programmation ?

Ronan de Fressenel : M6 continue d’avoir une offre ambitieuse, attractive et différente pendant et après les matchs de la Coupe du Monde, ce qui constitue une vraie alternative pour tous ceux et toutes celles qui ne sont pas fans de foot. En soirée, M6 propose de nombreux programmes inédits, avec des nouveautés comme la nouvelle série américaine Mercy Hospital et des grandes marques qui ont fait leurs preuves : L’Amour est dans le pré qui a connu un excellent démarrage, mais aussi Pékin Express et Nouvelle Star, deux formats dont la finale sera diffusée pendant cette période.

Finalement, n’est-ce pas une aubaine pour M6 qui peut capter tous les annonceurs ayant une cible féminine ?

RF : Avec cette contre-programmation, qui s’appuie sur des programmes inédits et attractifs, les annonceurs savent qu’ils peuvent trouver sur M6 un large panier d’écrans sur les cibles mixtes et féminines. Sur certaines soirées, M6 sera de loin la chaîne qui proposera les écrans les plus puissants sur les cibles féminines.

Souhaitez-vous cependant développer la présence du football du groupe M6 ?

RF : L’engagement de M6 dans le football est un engagement sur le long-terme : outre ses magazines 100% Foot et Sport 6, M6 diffusera la saison prochaine les matchs de l’Europa League, ainsi que 3 matchs de l’Equipe de France pour la qualification à l’Euro 2012, au Luxembourg, en Bosnie et en Roumanie. Et la chaîne poursuit son engagement auprès des Girondins de Bordeaux, avec la volonté d’installer durablement le club à la tête du football français.

Ronan de Fressenel, M6 Publicité, Directeur Général Adjoint en charge du Marketing et des Etudes

Déposé le 14 juin 2010 par
Catégorie(s): Invités de la semaine | Tags: , , , , ,
Commentaires : Commentaires fermés

La clé du succès repose sur la richesse des contenus de nos sites

La clé du succès repose sur la richesse des contenus de nos sites

Benoit Sillard,
Co-Président du Groupe CommentCaMarche

100%média : Une récente étude ComScore place CommentCaMarche comme 77ème groupe mondial en termes d’audience Web. Le Web français peut-il constituer une réussite à l’export ?

Benoît Sillard : En 2008, nous avons lancé – sous la marque Kioskea – les premières versions en anglais et en espagnol de CommentCaMarche.net. Ce concept de « Social Knowledge » avait fait ses preuves en France dès 2007. Au vu des résultats très prometteurs enregistrés dès 2009 dans les 2 bassins linguistiques les plus puissants, les versions en allemand, italien et portugais ont suivi. Avec 38 millions de visiteurs uniques notre Groupe se classe désormais juste derrière Monster au niveau mondial.
La technologie est depuis toujours un domaine d’excellence de la France à l’export, Internet permet aux sites français de perpétuer et de développer cette tradition.

En France, vous êtes le 15ème groupe avec plus de 12M de VU (source NNR Avril 2010). Quels sont les ingrédients de la montée en puissance rapide de vos sites ?

BS : La clé du succès repose sur la richesse des contenus de nos sites : plus de 70 000 articles, 5 000 fiches pratiques et des dizaines de plateformes collaboratives thématisées. Les internautes surfent sur nos sites pour  comprendre, s’informer, partager leurs connaissances et trouver des réponses précises à leurs questions. 40% des internautes se passionnent pour les produits High-Tech (informatique, TV, Hifi, …). Ils consultent nos forums pour recueillir l’avis de leurs pairs avant d’acheter. Cette tendance a progressé de 28% en un an.

Avez-vous le sentiment que les annonceurs et agences médias vous considèrent à la hauteur de votre position ?

BS : Il y a toujours une prime à l’ancienneté qui défavorise les médias récents. La création de notre régie publicitaire intégrée, courant 2009, nous permet de rattraper plus rapidement ce retard. CommentCaMarche.net est désormais bien identifié par le marché comme le leader des sites médias masculins et High-Tech. La plupart des agences intègre désormais le site très en amont dans leurs stratégies Internet, notamment pour des opérations spéciales très innovantes (Idéo, Blackberry, …). Droit-Finances.net (3,8 Millions de VU) et Santé-Médecine.net (2 millions de VU) sont encore sous-utilisés par le marché en raison de leur notoriété trop récente.

Benoit Sillard, Co-Président du Groupe CommentCaMarche

Déposé le 7 juin 2010 par
Catégorie(s): Invités de la semaine | Tags: , , , , , , ,
Commentaires : Commentaires fermés