Savoir reconnaître la valeur quand elle se présente
Patricia Lévy
Directeur Général SFR Régie
Chouette, un coin de ciel bleu après la grisaille publicitaire 2009 : le media mobile peut recréer de la valeur sur le marché. Mais il ne tient qu’à nous de la mettre en lumière… ou de la détruire avant même qu’elle puisse exister. La communauté des agences et des régies a le devoir de faire la pédagogie de l’innovation et de la vendre à son juste prix. Ne laissons pas dégrader le marché du marketing mobile comme l’a été le marché du Web. Le mobile n’est pas un mini-Web, même si Apple et Google transforment nos téléphones en mini-ordinateurs. Grâce aux innovations que nous développerons ensemble, nous réaliserons les fantasmes que ni la TV, ni le Web n’ont pu concrétiser : la possibilité de cibler des campagnes uniquement sur des individus clairement identifiés et qualifiés par des données fiables ; la possibilité d’envoyer des messages géolocalisés aux horaires d’ouverture des magasins. Le mobile peut redonner de la valeur à la notion de cible utile : les internautes mobiles font l’opinion autour d’eux, ils relaieront les nouveautés produit en amont des lancements dans les media de masse. Utiliser le mobile pour monter des opérations de relations publiques de grande ampleur est non seulement innovant, mais efficace car démultiplicateur de la rumeur. Le mobile peut redonner de la valeur au marketing direct si dévalorisé ces derniers temps. Qui a jamais vraiment pu mesurer l’efficacité de millions d’imprimés dans les boîtes aux lettres ? Quel distributeur nierait l’efficacité du street-marketing alors qu’il ne sait jamais si ses prospectus sont remis aux bonnes cibles ?
Cassons les vieux reflexes, commençons par inventer les campagnes de demain…avant de les négocier. Abordons ainsi une vraie nouvelle année 2010 !
Patricia Lévy, Directeur Général SFR Régie
Déposé le 8 février 2010 par OffremediaCatégorie(s): Invités de la semaine | Tags: Patricia Lévy, SFR Régie, Téléphonie Mobile, Valeur
Commentaires : 1 commentaire »


Un coin de ciel bleu ? comment résister à une telle accroche en ces moments de grisaille
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Comment ne pas être d’accord avec cette phrase qui suit « Ne laissons pas dégrader le marché du marketing mobile comme l’a été le marché du Web » et plus encore, lorsque le ton se fait grave « La communauté des agences … a le devoir de faire la pédagogie » ? Cela fait maintenant 3 ans que Marie-Laure (Sauty de Chalon) nous le dit à longueur de rubrique (« le mobile est le futur du media »), et bien plus que la MMA nous le promet…
Cela ne résoud pas le problème de « qui paie la pédagogie », car des honoraires anémiés sur des investissements limités permettent difficilement porter la bonne parole et d’évangéliser les masses, mais je garde cette grande cause pour une autre occasion, car je ne désespère pas que les annonceurs les plus sagaces comprennent que, quoiqu’en disent les services achats, payer ses prestataires avec un lance pierre n’est pas le moyen d’en avoir plus pour son argent!
… Non, ce qui m’a fait prendre la plume (pardon, le clavier), c’est plutôt cette autre phrase inutile (et surtout fausse!): « Qui a jamais vraiment pu mesurer l’efficacité de millions d’imprimés dans les boîtes aux lettres? » Qui ? tout d’abord les distributeurs eux-mêmes bien sûr, qui n’investiraient sans doute pas 2/3 de leur budgets de communication en ISA, s’ils n’avaient pas vérifié que cela marche (le tiroir-caisse est une excellente mesure du ROI, même si elle reste parfois un peu « basique » )… et aussi notre société qui s’en ai fait une spécialité, grâce à une série d’interventions terrains et d’études qui, en suivant un protocole bien rodé et benchmarké, nous permettent de calculer des indicateurs fiables de l’efficacité de l’ISA …
Marc Lewitanski Vice-Président CoSpirit MediaTrack