L’imprimé publicitaire, l’allié inattendu du développement durable

Nathalie Andrieux
Directrice générale
de MEDIAPOST

Saviez-vous que 93% des bois utilisés par l’industrie papetière française proviennent de France (et le solde des pays limitrophes), et que 50 000 ha supplémentaires de forêts sont recensés chaque année en France (source Copacel) ? Le papier est une matière renouvelable et recyclable ! 70% des fibres utilisées dans la fabrication des papiers et cartons sont d’ailleurs issues du recyclage. Il est pourtant une idée fausse mais particulièrement répandue, qui veut que le papier, et par extension l’imprimé publicitaire, pollue et que sa production soit l’ennemie de notre environnement.

Pourtant en 20 ans, l’industrie papetière a réduit de 80% ses rejets dans l’eau et a tiré parti des qualités de recyclage de ce matériau. Aujourd’hui en France, 62% des déchets de papier sont recyclés avec des bénéfices environnementaux significatifs. Pour encourager ce phénomène, un éco-organisme de promotion du recyclage et de la valorisation du papier, EcoFolio, a même vu le jour en 2007.

En ce qui concerne le cas particulier de l’imprimé publicitaire, une partie croissante des supports de ce type est imprimée sur du papier recyclé ou issu de forêts gérées de manière responsable. Parallèlement, les professionnels du secteur s’impliquent dans des politiques environnementales fortes, intégrant notamment l’éco-conception aux campagnes publicitaires, optimisant les volumes via un ciblage précis, recourant au ferroutage pour limiter les émissions de Co2, triant et valorisant leurs déchets, etc. Des démarches qui contribuent donc pleinement à la préservation et au développement des forêts… Bien loin des idées reçues.

Déposé le 17 février 2009 par
Catégorie(s): Invités de la semaine
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Commentaires : 3 commentaires »

3 commentaires pour “L’imprimé publicitaire, l’allié inattendu du développement durable”

  1. 1 Soupault Marie , le 17 février 2009 á 8 h 04 min :

    Voici une vision très partielle. Pour produire de la pâte à papier on utilise des conifères. Par conséquent, on a rasé des milliers d’hectares de feuillus pour planter, en rangs serrés, des forêts de conifères.
    Demandez aux habitants du Parc naturel régional du Morvan quel est l’impact sur les paysages et sur l’économie du tourisme. Vous serez édifiés. Par ailleurs, lorsque les plantations sont à maturité, les véhicules des exploitants forestiers massacrent les chemins ruraux qui avaient pour vocation d’accueillir les promeneurs et les VTTistes. Enfin, les camions qui transportent ce bois pèsent jusqu’à 57 tonnes, défoncent les routes communales qui n’ont pas été conçues pour ce type d’activité et ont des conséquences dramatiques sur les budgets des communes.
    En conclusion, je pense que lorsqu’on parle d’un sujet, il ne faut pas oublier les conséquences induites.

  2. 2 Emmanuelle Bertrand , le 17 février 2009 á 14 h 34 min :

    Bonjour,

    Madame Soupault, vous avez réalisé entre autre la plaquette « gastronomie » du Parc Naturel du Morvan… cette plaquette est-elle uniquement électronique ou également imprimée ? Si imprimée, quel papier a été choisi : recyclé, PEFC, autres… ?
    Je trouve votre témoignage très intéressant car je n’avais pas vu les autres conséquences… Cependant comment trouver un équilibre ?

  3. 3 Nicolas , le 17 février 2009 á 22 h 46 min :

    et que faites-vous de tous les prospectus déposés sur les pares brises des voitures et abandonnés dans la rue ?