Télévision de rattrapage : un usage déjà bien ancré
Claire Marous, Directrice du pôle Etudes et Recherche de GroupM
Afin de mieux décrypter ces nouveaux usages, GroupM Resources a souhaité interroger dans son panel des utilisateurs de ces offres. Premier enseignement : ce n’est plus un épiphénomène : 52% des internautes interrogés nous déclarent « avoir déjà regardé gratuitement et légalement sur Internet la vidéo d’un programme déjà diffusé à la télévision ». Les programmes les plus concernés ? Les séries américaines, l’information, les émissions pratiques et les documentaires. Rien d’étonnant dans ce hit-parade qui combine une logique de véritable rattrapage pour 76% des utilisateurs (j’ai raté un épisode de ma série préférée) et une logique de complément pour 56% d’entre eux (je voulais revoir des détails ou j’avais raté le début de l’émission). Second enseignement : cet usage ne cannibalise pas la consommation de télévision dite « classique » voire l’augmente (puisque qu’il permet par exemple de pallier les ruptures dans une série).
Pour Médiacom le premier à l’avoir testé avec une vingtaine de campagnes depuis avril dernier, c’est une solution particulièrement intéressante. D’un point de vue média d’abord puisqu’elle recourt à des formats vidéos dont on sait qu’ils sont très impactants et parce que la durée d’exposition publicitaire est maîtrisée (pas de zapping possible) et mesurable. D’un point de vue marketing ensuite : on sort du cadre de l’écran publicitaire, on peut déclencher des actions marketing (demande d’information, demande d’échantillons..), à un coût par clic compétitif.
Pour toutes ces raisons, la catch-up ouvre de nombreuses perspectives en introduisant par exemple de nouveaux indicateurs de performances des campagnes sur internet. Un sujet qui promet donc de passionnantes analyses !
Déposé le 27 janvier 2009 par OffremediaCatégorie(s): Invités de la semaine
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